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This page is based mostly on a book (unfortunately only in
French) written by Arnaud
Leveau and published by IRASEC as well as questions asked to Arnaud.
A propos de l'auteur Arnaud Leveau
A propos de l'IRASEC
A propos du livre (Le Destin des fils du dragon L'Influence de la communauté chinoise au Viêt Nam et en Thaïlande)
Pourquoi s'intéresser aux Chinois d'Asie du Sud-Est ?
Qui sont les Chinois d'Asie du Sud-Est?
Quels liens entretiennent-ils avec la Chine ?
Quel rôle peuvent jouer les Chinois de la région dans les relations entre la Chine et l'Asean ?
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Photos de Chinatown (Bangkok)
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Arnaud Leveau, 30 ans, est historien, spécialiste du Viêt Nam et
de la Chine continentale. Responsable du département Asie de l'ICOSI (Institut
de Coopération Sociale Internationale) de 1996 à 2001, il est co-fondateur
de l'association APAR (Asie Pacifique Recherches). Aujourd'hui basé à Bangkok,
il est correspondant de presse pour la région et prépare un doctorat à l'université
Paris VII sur les réseaux chinois..
Basé en Thaïlande, l'Institut de Recherche sur l'Asie du Sud-Est Contemporaine
(IRASEC) s'intéresse depuis 2001 aux évolutions politiques, économiques,
sociales et environnementales en cours dans les onze pays de la région.
Organisme public français, il a pour objectif d'analyser les grandes questions
qui touchent, collectivement ou séparément, Brunei, la Birmanie, le Cambodge,
l'Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande,
Timor Lorosa'e et le Viêt Nam. L'institut fait appel à des chercheurs de
tous horizons disciplinaires et académiques qu'il associe au gré des problématiques.
Les travaux de recherche de l'IRASEC débouchent sur la publication d'ouvrages scientifiques qui ne s'adressent pas aux seuls spécialistes. L'institut met particulièrement l'accent sur les qualités de présentation et le caractère didactique de ses livres. C'est dans cet esprit qu'il élabore sa politique éditoriale. En mars 2003, son catalogue comprend sept ouvrages en français ; plusieurs d'entre eux sont en cours de traduction en anglais et dans les langues de l'Asean.
La Chine n'est pas toujours tendre avec ses enfants. Guerre, famine, répression,
cadre social trop rigide ont poussé nombre de ses habitants vers d'autres
terres. Aujourd'hui, les Chinois sont partout représentés. Mais c'est dans
le Sud-Est asiatique que leur influence est la plus considérable. Si tous
n'y font pas fortune - tant s'en faut -, ils y exercent collectivement une
influence économique majeure.
En Thaïlande, les citoyens aux origines chinoises plus ou moins anciennes représentent entre 8 et 16 % de la population du pays. Cette minorité, essentiellement urbaine et parfaitement intégrée à la société, contrôlerait plus de 85 % de l'économie thaïlandaise (particulièrement dans le secteur privé). Mieux, depuis le retrait de l'armée des affaires publiques, le jeu politique est essentiellement concentré entre les mains de personnalités d'origine chinoise. La diaspora est maintenant si influente que l'on parle parfois de Bangkok comme d'une ville chinoise. Ce succès, notamment dû à une forte cohésion communautaire, semble bien acceptée par les Thaïs et les mariages mixtes sont affaire courante.
La présence chinoise est encore plus ancienne au Viêt Nam, mais l'intégration des " Hoa " y a été bien moins aisée. Apr&egrav;s la " chute de Saïgon " en 1975, des centaines de milliers d'entre eux se sont joints aux boat people qui fuyaient le pays. La suspicion dont ils faisaient l'objet a atteint son paroxysme durant la guerre sino-vietnamienne de 1979. Au cours des années 1990, la situation des Chinois du Viêt Nam s'est progressivement améliorée. Les premières réformes lancées par le Parti communiste pour encourager le retour à une certaine forme d'économie privée ont principalement bénéficié aux entrepreneurs d'origine chinoise. Mais à Hanoi comme à Hô Chi Minh-Ville, leur présence et les modèles qu'ils véhiculent font, aujourd'hui encore, l'objet de nombreux débats. L'Etat ne semble pas prèt à laisser les Hoa retrouver la prédominance qu'ils avaient avant-guerre dans les affaires. Même si le gouvernement compte sur eux et leurs fameux réseaux pour attirer de nouveaux investisseurs chinois de l'étranger…
Arnaud Leveau retrace ici les itinéraires des " fils du dragon ", de leur terre d'origine aux pays d'accueil dont ils contribuent désormais à forger le destin.
Présents un peu partout en Asie, les Chinois d'outre-mer constituent l'un
des moteurs du développement économique de nombreuses sociétés. Mais c'est
dans l'Asean que leur puissance économique est la plus considérable. Près
de 88 % des Chinois installés hors de Chine vivent, il est vrai, en Asie
du Sud-Est.
Les contours de cette diaspora sont difficiles à cerner. Il n'existe aucune
donnée fiable permettant d'évaluer avec précision leur importance démographique
et économique. L'incertitude des chiffres est inhérente à tout phénomène
migratoire ; mais dans la région, la plupart des gouvernements entretiennent
ce flou afin de minimiser le pouvoir et le poids de leur minorité chinoise.
Celle-ci, d'ailleurs, préfère généralement rester discrète pour des raisons
de sécurité, mais aussi pour continuer à mener tranquillement ses affaires.
Il n'y a pas de schéma type. Des Chinois de Cholon qui ont dê tout abandonner
pour fuir pendant la guerre sino-vietnamienne de 1979 se sentiront sans
doute plus chinois et moins attachés à leur pays d'accueil que des Sino-Thaïs
qui occupent des fonctions politique majeures à Bangkok et qui y font de
fructueuses affaires. Ces derniers seront plus enclins à jouer la carte
de leur pays d'accueil que leurs cousins du Viêt Nam, ou même de Malaisie
ou d'Indonésie.
" Aujourd'hui, les Chinois d'Asie du Sud-Est qui renouent avec la Chine, le font parfois pour retrouver des membres de leur famille restés sur la terre des ancêtres, souvent pour y faire du commerce. Il est vrai qu'ils possèdent pour cela quelques atouts importants : d'abord, beaucoup parlent encore le dialecte de leur région d'origine à défaut du mandarin qu'ils font apprendre à leurs enfants. Ensuite, ils peuvent s'appuyer sur des réseaux familiaux et informels particulièrement efficaces. Enfin, leur culture et leur sensibilité facilitent leurs opérations en Chine qui représente de plus en plus d'opportunités économiques pour la région. De nombreux Chinois d'Asie du Sud-Est cherchent à réaffirmer leurs origines et à renouer avec la terre de leurs ancêtres. Cette resinisation se nourrit surtout du désir de tirer profit de la croissance chinoise. Cependant, n'oublions pas que beaucoup ont réalisé des investissements malheureux et ont perdu pas mal de leurs illusions.
En novembre dernier à Phnom Penh, un accord cadre visant à créer la plus
vaste zone de libre échange du monde a été signé entre les dix pays de l'Asean
et la Chine. Cette zone, qui compte près d'un milliard sept cents millions
de consommateurs, devrait englober, d'ici à 2010, les membres les plus
avancés de l'Asean. Ils seront rejoints, avant 2015, par les pays de la
région qui sont moins développés économiquement. Des baisses de tarifs douaniers
devraient être appliquées dès cette année sur des centaines de produits,
essentiellement agricoles. Des négociations vont d'ailleurs bientôt débuter
pour que cette zone de libre échange concerne aussi les échanges de services
et d'investissements. Il ne fait aucun doute que les premiers qui profiteront
de ce nouveau marché seront les hommes d'affaires d'origine chinoise en
Asie du Sud-Est...
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Le Destin des fils du dragon L'Influence de la communauté
chinoise au Viêt Nam et en Thaïlande
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